mercredi 29 avril 2015

Non ma fille, tu n'auras pas de poupée Biatch...euh Bratz!

Les Barbies pour ou contre? On le sait, c'est un débat sans fin. D'un côté les anti-Barbies qui clament haut et fort que ces poupées aux formes inhumaines poussent à l'hypersexualisation et ont une influence néfaste sur la vision d'elles-même des petites filles. Et de l'autre, ceux qui trouvent que, bon, hein, faut arrêter cinq minutes, ce ne sont que des jouets, il ne faut pas prendre les gosses pour des cons non plus.
De quel côté je me trouve? A votre avis? Je suis une chieuse, non? Bah voilà, donc je suis du côté anti-Barbies. 
Attention, moi aussi j'en ai eu des Barbies et moi aussi mon grand frère leur coupait les cheveux ou leur arrachait la tête. Et si je ne m'en sors pas trop mal dans ma vie aujourd'hui, ça n'a pas toujours été le cas et la société faites de diktats insensés dans laquelle nous vivons n'y est pas pour rien. Alors non, je ne suis pas débile au point de dire que les étapes difficiles par lesquelles je suis passée sont la faute de Barbie. Mais cette connasse est un élément parmi une myriade d'autres qui nous poussent dès l'enfance à vouloir atteindre un modèle de perfection tout bonnement inatteignable.
Pour le prouver, en 2011, Galia Slayen a reproduit la fameuse poupée en grandeur nature. Et ça fait un peu flipper.

Su-perbe!
Dans la même idée, l'artiste Nickolay Lamm va plus loin et tente, lui, de commercialiser des poupées inspirées du best-seller de Mattel mais avec des proportions "normales". Pour ce faire, il a scrupuleusement suivi la moyenne fournie par le CDC (organisme américain pour le contrôle et la prévention des maladies) pour choisir les mensurations de sa poupée. On aime ou on aime pas mais l'initiative est à saluer et on espère pour nos petites filles que ça marchera.

A gauche: Barbie. A droite: la poupée de Nickolay Lamm.

D'autant plus qu'en 56 ans d'existence, on en a vu de toutes les couleurs avec Barbie. Et parfois ses créateurs ont eu des idées que je pourrais qualifier de véritables idées de merde carrément douteuses. En voici dix exemples (à vous de voir si vous avez envie d'en rire ou d'en pleurer).

1. Happy Family Barbie (2002)
Avec un foetus qui lui sort du ventre. Oui, c'est dégeu.



2. Oreo Fun Barbie (1997)
Une Barbie aux couleurs du célèbre biscuit et oh surprise, elle est noire. Sachant qu'aux USA le terme "Oreo" a été détourné pour critiquer une personne noire qui agit comme un blanc. C'est malin les gars, très malin.



3. Slumber Party Barbie (1965)
Aaah, à l'époque on savait donner de vrais bons conseils aux petites filles! Un petit livre intitulé "Comment perdre du poids" avec pour seul conseil "Ne mange pas!" et une balance réglée sur 50kg. Elle a tout pigé, Barbie.



4. Barbie Forever et Tanner le chien (2006)
Tanner mange et puis, comme tout bon chien, fait de gros cacas que Barbie, comme toute bonne maîtresse  ramassera avec le sourire. Juste une question: Pourquoi???



5. Teen talk Barbie (1992)
Une Barbie qui des trucs super cons sous prétexte qu'elle est ado. Ça donne "Oh, les math c'est duuuur!", "Les robes de soirées c'est trop coooool!", "T'es amoureuse d'un garçon? Hihihihuhuhu!". Ta gueule.

En plus elle a des fringues de merde.

6. Growing up Skipper (1975)
Skipper, la petite soeur de Barbie est en pleine croissance. Déboîte lui violemment l'épaule et ses nénés pousseront! C'est-y pas génial?



7. McDonald's Fun Time Barbie (2001)
Barbie, elle a la classe. Même quand elle bosse chez McDo.



8. Wash and Watch Barbie (1991)
Une femme, ça se doit de rester à la maison et surtout dans la cuisine. Allez, au boulot Barbie et arrête de te plaindre: Ken t'a tout acheté en rose, il est sympa.



9. Sun Gold Malibu Barbie (1983)
Dans les années 80, on en avait rien à foutre du cancer, l'important c'était de montrer qu'on était assez pété de tunes pour pouvoir se dorer la pilule toute l'année. Et sans crème solaire, ça va de soi.



10. Becky (1998)
Barbie a une copine en chaise roulante: Becky. C'est beau la tolérance. Sauf que la maison de Barbie étant inaccessible au fauteuil de Becky, les fans de la poupée ont poussé un coup de gueule. Et comme Mattel n'avait pas envie faire des travaux dans la belle maison de Barbie, ils ont tout simplement arrêté la production de la pauvre Becky. La tolérance a ses limites, faut pas déconner.



Vous pensiez en avoir vu assez? Hé bien non, car le pire restait à venir. Aujourd'hui Barbie a bien du mal à ne pas couler face à une nouvelle concurrente plus horripilante encore: la poupée Bratz, summum de la vulgarité. Maigreur, maquillage de pouf' et fringues de putes sont au rendez-vous. Au secours.








Et comme il n'y a pas que moi que ça énerve, Sonia Singh, une artiste Tasmanienne, a décidé de relooker un peu ces poupées Bratz (que je surnomme affectueusement "poupées Biatch") en les démaquillant un bon coup (à la ponceuse à mon avis, vu la couche) et en redessinant leurs traits pour leur donner un air un peu moins salope. Et le résultat est tellement, tellement mieux que l'original.



                        


Voilà, après on dira ce qu'on voudra mais moi, je ne vois vraiment pas l'intérêt d'inciter les gamines à kiffer les fringues, le maquillage, les tatouages, les piercings et les mèches de cheveux roses. A six ans on aime le Nutella et on s'en fout du nombre de calories qu'il contient, on porte des vêtements pour pouvoir les salir et quand on se déguise en princesse on ne cherche pas à ressembler à une putain. Moi, du moins, c'est cette enfance-là que je voudrais offrir à ma fille si un jour de devais en avoir une. Il n'y a qu'une raison qui me fera lui acheter ces poupées, c'est si elle me dit "Maman, je peux en avoir une? C'est pour la torturer.".

Bisous les copains.




Sources photos:
http://mashable.com
http://nickolaylamm.com
http://chronicle.com
http://www.buzzfeed.com
http://www.topito.com
http://www.bratz.com
http://www.huffingtonpost.fr

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