mardi 26 mai 2015

Coup de coeur: The Walking Dead, des zombies mais pas que.


Vous le savez, je suis plutôt du genre à parfois critiquer un peu. Bon d'accord, beaucoup. Tout le temps. Et même quand c'est pour du rigoler, la négativité n'amène qu'à une chose: encore plus de négativité. C'est pourquoi aujourd'hui j'ai décidé (après mûre réflexion) de balancer un petit coup de coeur en me penchant sur ma série fétiche que j'aime et que j'adore: The Walking Dead. Oui, après mûre réflexion parce-que, quand-même, en parlant positivement d'un truc c'est ma réputation de connasse professionnelle qui est en jeu. Mais bon, tant pis, je ferai avec.
The Walking Dead, pour ceux qui ne connaissent pas, ça parle de... Nan, je déconne. Franchement si vous ne connaissez pas cette série (sérieux c'est possible?), tant pis pour vous et surtout honte à vous. Vous avez l'électricité au moins? Non parce-que vraiment vous devez vivre dans un autre monde... Vous voyez, même quand je décide d'être sympa je trouve toujours une petite méchanceté à lancer. Un chat est un chat, c'est comme ça.

Bref, The Walking Dead existe depuis maintenant cinq fabuleuses années (la série, pas le comics. Suivez un peu!) et on se demande comment on a fait pour vivre sans elle jusqu'ici en se contentant des Experts Miami avec de bouffon d'Horatio. En parlant de ce gars-là, j'aurais pu écrire un bouquin de 500 pages rien que pour exprimer ma haine contre ce pignouf et mon incompréhension totale face à cette énorme erreur de casting. Mais je m'égares.
Alors, comment ce fait-il qu'une série qui parle de zombies ait autant de succès? Enfin, soit d'aussi bonne qualité plutôt car on sait bien qu'il ne faut hélas pas être de bon acabit pour être acclamé par les foules (oui je pense encore à Horatio, je sais, je fais une fixette). Parce-que les histoires de zombies on en a bouffé ces 30 dernières années et pas qu'un peu. Donc, pourquoi cet engouement?

Un genre révolutionné

Avant The Walking Dead, les films de zombies étaient avant tout drôles, hyper gores et... et ben, c'est tout. La plupart d'entre eux étaient d'ailleurs classés dans la catégorie "Épouvante/Fantastique/Humour". Si bien qu'on se tapait soit une bonne barre de rire (Braindead), soit des combats de ouf trop classes (Resident Evil). Certes, il y a quelques exceptions comme 28 jours plus tard ou encore I am a legend mais rien de révolutionnaire non plus.
Et puis, The Walking Dead est apparu tel un ovni et a su habillement transformer le genre en une série qui, bien que traitant du sujet des zombies, est avant tout un drame psychologique. Si les zombies sont bien présents, ils sont avant tout l'excuse pour créer un milieu hostile dans lequel les personnages devront apprendre à évoluer. Et ça c'est beaucoup trop cool.

The Walking Dead ne ressemble en rien à ceci.

Et à ça non plus.

Des personnages subtils et travaillés

La pierre angulaire de The Walking Dead ce n'est donc pas les effusions de sang, de boyaux, de rate et de cerveau mais bien la psychologie des personnages qui la composent. Si les premières saisons de la série reposent sur l'apprentissage de la survie face aux zombies, petit à petit elle met en exergue la nature humaine sous toutes ses facettes, tantôt positives (entraide, capacité d'adaptation, sociabilité,...) tantôt malsaines (soif de pouvoir, égoïsme, folie, violence,...). Les protagonistes sont tout sauf des caricatures ou même des profils types: les "méchants" ne le sont pas juste pour le fun et les "gentils" sont loin d'être parfaits et ne sont pas à l'abri de commettre des actes barbares. Sans avoir la volonté d'être moralisatrice, la série amène le spectateur à s'interroger: "Et moi, qu'aurais-je fait dans cette situation?" et par là même à s'attacher à ces personnages subtils et donc imprévisibles.
Notons que le personnage le plus attachant et intéressant de l'avis de tous (ou presque) est absent du comics puisqu'il s'agit de Daryl Dixon. Preuve indéniable que les scénaristes font bien plus que pomper sur une oeuvre préexistante et sont capables d'enrichir la galerie de personnages avec talent.

Être réaliste quitte à fâcher le public

On ne peut pas faire d'omelette dans casser des oeufs et on ne peut pas faire une série qui traite d'invasion de zombies sans tuer des personnages. Et là ou The Walking Dead fait très fort c'est que, contrairement aux classiques films de zombies, ils n'ont pas peur de tuer des personnages très développés, donc importants et que le public aime. Celui-ci sait qu'à tout moment celui ou celle qu'il préfère peut disparaître à jamais de la série. Bien évidemment, on se doute qu'ils éviteront tout de même de supprimer Rick ou Daryl sous peine de voir l'audience s'écrouler mais au fond on sait que même eux ne sont pas sur d'y échapper. Et c'est ça qui rend la chose hyper excitante. Les comédiens eux-même avouent être terrifiés à la fin de chaque saison  à  l'idée que leur personnage soit supprimé dans la suivante.

Rick et Daryl, les deux poids lourds de la série.

Une réalisation impeccable

The Walking Dead fait partie de ces séries à gros budgets qui se veulent aussi bien réalisées qu'un film destiné au grand écran. L'image y est donc ultra léchée et parfaitement travaillée. Tout est abouti du maquillage aux décors en passant par la B.O. Les figurants qui y jouent les zombies passent même par une "école de zombies" créée spécialement pour la série afin d'être les plus convainquants possible. Perso, je kifferais bien y faire un tour, moi.

Choquer le public (attention: spoiler)

Si la série, en production américaine qui se respecte, ne montre jamais un bout de téton ou une bonne scène de cul, elle n'a pour autant pas peur de prendre le spectateurs par les tripes en créant des situations juste horribles. En vrac, nous avons:
- Carol tuant une enfant devenue folle qui a elle-même tué sa soeur.
- La petite Sofia devenue un zombie achevée sous les yeux de sa mère.
- Hershel égorgé (j'en ai encore les larmes au yeux putain).
- Carl obligé de faire une césarienne à l'arrache à sa mère qui crève en saignant comme un porc.
- La fille du gouverneur (mais si, souvenez-vous...)
- Des tarés cannibales.
- J'en passe et des meilleures...
De quoi glacer le sang de tout bon fan de la série.

Hershel! NOOOOOON!!!

Alors je sais bien que certains d'entre vous, un peu tatillons, me diront que la série est bourrée d'incohérences du genre: C'est qui qui tond la pelouse de la prison qui est nickel? Pourquoi c'est jamais l'hiver? Ils sont où les chats et les chiens? Vous pourrez trouver la liste complète d'incohérences concoctée par Topito ici et c'est très bien mais bon, hein, ça va cinq minutes. Quand on aime un truc y'en a toujours un pour cracher dans la soupe, bravo! Enfin, pour une fois que ce n'est pas moi, je ne vais pas trop les critiquer.
Allez, vivement la saison 6!

Bisous les copains.


Sources photos:
www.forbes.com
www.hipertextual.com
www.fanpop.com
www.unrialitytv.co.uk

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